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Le dérapage de trop

  • Yann
  • 8 juil.
  • 3 min de lecture

À l’issue du conseil communautaire du 7 juillet, Fabrice Durnerin a une nouvelle fois choisi la polémique plutôt que le débat de fond. Les accusations qu’il formule appellent une réponse simple : celle des faits.


Oui, le président de DLVAgglo dispose d’un véhicule de fonction dans le cadre de ses responsabilités, sans chauffeur, bien loin des véhicules plus onéreux dont bénéficient de nombreux élus.


Contrairement à ce que laisse entendre Monsieur Durnerin, Camille Galtier ne bénéficie d’aucune carte carburant. Il a rappelé en séance qu’il disposait déjà de frais de représentation lui permettant de prendre en charge les dépenses liées à l’exercice de ses fonctions. Elles sont contrôlées, plafonnées et soumises à l’assemblée délibérative.


Il a fait le choix de ne pas cumuler les dispositifs de remboursement, considérant qu’un élu n’a pas à bénéficier deux fois de la prise en charge des mêmes frais professionnels. Une pratique de simple bon sens dont il ne peut que souhaiter qu’elle inspire l’ensemble des élus exerçant des responsabilités comparables sur le territoire national.


Cette conception de l’action publique n’est pas nouvelle. Depuis maintenant six ans, Camille Galtier revendique une même ligne de conduite : l’exemplarité, la transparence et la responsabilité dans l’utilisation de l’argent public. Une exigence qui mérite d’être comparée à celle de bien d’autres élus. Une exigence confortée également dans le cadre de ses déclarations à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.


La transparence, l’exemplarité et la responsabilité ne sont pas des mots. Elles se traduisent par des actes.


Camille Galtier a ainsi renoncé à plus de 100 000 euros d’indemnités au cours du précédent mandat afin de respecter les engagements qu’il avait pris devant les électeurs. Aujourd’hui encore, ses indemnités sont inférieures d’environ 45 % au montant qu’il pourrait légalement percevoir.


Alors qu’il aurait pu cumuler les postes et les indemnités au sein de nombreuses instances (Centre de gestion, SDE, SMAVD, SDIS, Parcs du Luberon et du Verdon…), il a préféré permettre à d’autres élus du territoire d’exercer ces fonctions. Ces faits sont publics. Ils sont vérifiables. Ils traduisent une conception exigeante de la responsabilité publique.


En séance, Monsieur Durnerin a une nouvelle fois perdu son sang-froid, et dépassé les limites, lorsque le président de DLVAgglo a rappelé cette exigence d’exemplarité. Il est toujours plus facile de donner des leçons que de balayer devant sa porte. 


Et puisque Monsieur Durnerin, député suppléant, souhaite une transparence pour les citoyens, il serait intéressant qu’il ait la même exigence au sujet des frais de représentation de sa député… Lui demande-t-il de financer personnellement ses déplacements lorsqu’elle exerce son mandat et, selon lui, un élu de la République devrait-il payer de sa poche chacun de ses déplacements professionnels ?  Chacun appréciera la cohérence d’une telle position.


Depuis son parachutage sur le territoire, Monsieur Durnerin multiplie les polémiques. Avant les élections, il affirmait que Camille Galtier n’était plus soutenu par les maires de l’agglomération. Les faits lui ont infligé un démenti sans appel : quelques semaines plus tard, les maires de DLVAgglo l’ont réélu à l’unanimité à la présidence de l’agglomération, un résultat inédit dans son histoire.


Cette confiance est le fruit de plusieurs mois de travail, d’une gestion rigoureuse, du redressement des finances de l’agglomération et d’une méthode fondée sur le dialogue permanent avec les maires des 25 communes. Il est temps que l’aigreur de Monsieur Durnerin, après son échec électoral, laisse place à davantage de mesure. 


Les habitants méritent mieux qu’un arriviste dont l’essentiel de l’activité politique consiste aujourd’hui à alimenter des polémiques permanentes, dans la perspective des prochaines échéances électorales.


Le groupe majoritaire continuera, pour sa part, à répondre par le travail, les résultats et les faits. Ceux-ci ont toujours été, et resteront, la meilleure réponse aux insinuations.

 
 
 

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