8ᵉ édition de la Montée du Mont d'Or : une rentrée politique au sommet
Dimanche 6 septembre 2026, l'association Manosque Terre d'Avenir a retrouvé ses soutiens pour sa traditionnelle montée au Mont d'Or. Élus, militants, citoyens : retour sur une journée qui marque le coup d'envoi d'une rentrée politique, à quelques jours des élections sénatoriales.
Le Mont d'Or comme rendez-vous
Il est devenu un rendez-vous incontournable. Dimanche 6 septembre 2026, une centaine de Manosquines et de Manosquins ont répondu présent à l'appel de Manosque Terre d'Avenir pour la 8ᵉ édition de la Montée du Mont d'Or.
Casquettes vissées sur les têtes, pas rythmés par la chaleur estivale qui n'a pas encore lâché la Provence, les marcheurs ont gravi la pente menant au point culminant de la ville de Manosque.
Cette montée n'est pas un événement comme les autres. À quelques jours des élections sénatoriales, elle prend une résonance toute politique. Et les présences le confirment : autour de Camille Galtier, maire de Manosque et président de DLVAgglo, on retrouve des figures majeures de la majorité départementale et régionale. Éliane Barreille, présidente du Conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence, David Géhant, maire de Forcalquier et vice-président de la Région Sud, Christian Lageste, maire de Pierrevert, ainsi que Stéphanie Colombero, candidate aux élections sénatoriales, ont tenu à marcher aux côtés des Manosquins. Une présence qui dit l'ancrage territorial du mouvement et l'importance de ce moment de rentrée.
Cette année, l'événement revêtait aussi une saveur particulière : l'association fête ses dix ans d'existence, un cap qu'elle célébrera officiellement en novembre prochain. Dix années de mobilisation, de débats, d'actions de terrain et de présence au plus près des habitants - une décennie que cette montée est venue incarner, pas après pas, sur les hauteurs de la ville.

Une marche, un esprit
La montée n'est pas qu'un trajet, c'est un état d'esprit. Le départ est donné en bas, depuis l'école, comme chaque année. Le sentier serpente, le soleil tape, les conversations s'installent - entre élus et citoyens, sans frontière. Le parking voisin permet à celles et ceux qui ne peuvent pas marcher de rejoindre le sommet par leurs propres moyens. Au fur et à mesure de l'ascension, le groupe se forme, se reforme, se mélange.
C'est exactement ce que l'association recherche : un moment de partage et de convivialité, sans protocole rigide, où le lien se tisse dans l'effort partagé.

Le discours : hommage, horizon et élections
Arrivés au sommet, les marcheurs se rassemblent pour le moment de parole. Yann Crouhy, secrétaire de l'association et deuxième adjoint au maire, ouvre le bal. Il présente cette montée comme un " moment de partage et de convivialité qui fait la force et l'identité de notre mouvement ". Des mots simples pour dire l'essentiel : MTA, c'est d'abord une communauté de personnes qui croient en leur territoire.
Le micro passe ensuite entre les mains de Camille Galtier. En préambule, il adresse une pensée à Daniel Spagnou, ancien maire de Sisteron récemment disparu, qui avait porté l'écharpe municipale pendant quatre décennies. " M. Spagnou restera dans le cœur des Sisteronais et de l'ensemble des Bas-Alpins ", dit-il. Un hommage sobre et sincère, qui rappelle que l'engagement local, au-delà des sensibilités, est une affaire de personnes qui donnent une partie de leur vie à leur territoire.
Vient ensuite le cœur du message. L'occasion de dresser le bilan du chemin parcouru, de pointer les chantiers en cours et d'ouvrir les perspectives pour l'avenir de Manosque. Mais cette année, le contexte donne à chaque mot un relief particulier : les élections sénatoriales se profilent et la présence de Stéphanie Colombero, candidate au scrutin, n'est pas anodine. C'est tout le sens de cette rentrée : affirmer que le mouvement Manosque Terre d'Avenir est un relais politique ancré, capable de porter des voix au-delà de la commune, jusqu'au Sénat. La présence d'Éliane Barreille à la tête du Département et de David Géhant, vice-président de la Région, renforce ce message de cohérence et de rassemblement des forces locales autour d'un projet partagé.




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